Le patrimoine du cadre supérieur

Les cadres supérieurs bénéficient de revenus confortables, détiennent un patrimoine conséquent et sont bien couverts en prévoyance par leur employeur. En revanche, la préparation de leur retraite laisse à désirer. Et leur patrimoine n’est pas assez liquide pour réagir à un coup dur.

La gestion de patrimoine du cadre supérieur

Les points forts : revenus, patrimoine, prévoyance

Les ménages de cadres supérieurs touchent des revenus élevés, souvent supérieurs à 100 000 euros par an. Ils sont souvent apportés en majorité par l’un des conjoints ; il y a un déséquilibre marqué entre les époux.

Leur patrimoine est presque toujours supérieur au million d’euros et peut atteindre plusieurs millions d’euros.

Leur protection contre l’arrêt de travail, l’invalidité et le décès, assurée par leur contrat d’entreprise, est de très bonne qualité : le capital décès peut atteindre 300 à 400 % de la rémunération annuelle brute.

Les points faibles : retraite et liquidité du patrimoine

Le bilan est moins positif côté retraite. La future pension versée par les caisses obligatoires ne dépassera pas 50 % du dernier revenu d’activité du ménage. De plus, la valeur du point baissera ces prochaines années (de l’ordre de 1% par an selon les experts) pour préserver l’équilibre financier des caisses.

Même en ajoutant la rente du contrat de capitalisation de l’entreprise, le compte n’y est pas.

Le problème sera encore plus aigu si le premier conjoint qui disparait est celui qui apportait l’essentiel des revenus. Avec les mécanismes de réversion et de conditions de ressources, le conjoint survivant touchera une pension réduite et devra puiser dans son patrimoine pour vivre.

Autre écueil, le patrimoine des cadres supérieurs n’est pas assez liquide. Il est surtout investi dans l’immobilier : résidence principale, résidence secondaire, immobilier locatif défiscalisé pour réduire l’impôt sur le revenu… Les placements financiers pèsent entre 5 et 10 % du total : à peine une épargne de précaution.

En cas de divorce ou de perte d’emploi, le ménage sera souvent contraint de revendre un bien immobilier pour pourvoir à ses besoins immédiats.

Priorité n°1 : redonner de la liquidité au patrimoine

On recommandera d’abord aux cadres supérieurs de diversifier leur patrimoine pour le rendre plus liquide.

Ils peuvent revendre l’un de leurs actifs immobiliers pour se donner plus de marges de manœuvre. Ou s’ils ne veulent pas s’en séparer (forte valeur affective par exemple), ouvrir une assurance-vie et s’astreindre à des versements programmés.

Ce capital plus liquide ne servira pas qu’à faire face aux coups durs. Il peut financer un projet de création d’entreprise, une reconversion professionnelle, un voyage d’exception en famille, etc.

Priorité n°2 : préparer activement sa retraite

En parallèle, les cadres supérieurs s’attacheront à mieux préparer leur retraite, en termes de montant global et d’équilibre entre conjoints.

Deux actions méritent d’être lancées en parallèle :

  1. Ouvrir pour le conjoint qui touche le plus faible revenu un contrat de capitalisation (PERP). Il générera une rente certaine jusqu’à son décès, sans condition de réversion ou de revenus.
  2. Diversifier le patrimoine vers d’autres actifs, en particulier les actions, obligations et fonds en euros. Il est difficile pour une personne âgée d’assurer la gestion locative de ses biens. L’immobilier est un excellent outil pour se constituer du patrimoine, beaucoup moins pour le restituer.

Autres profils :
Dirigeant non salarié
Médecin spécialiste
Cadre international
Expatrié

RETOUR AU SOMMAIRE
DU DOSSIER GESTION DE PATRIMOINE

Vous désirez un rendez-vous ?

AXIOS

dans votre région

04 50 66 56 58

contact@axios.fr