Le patrimoine du médecin spécialiste

Grâce à leurs revenus élevés, les médecins spécialistes se constituent un patrimoine important, veillent à le diversifier et anticipent la préparation de leur retraite. A l’inverse, et de façon surprenante, ils sont souvent mal couverts contre la maladie, l’invalidité et le décès.

La gestion de patrimoine du médecin spécialiste

Les points forts : patrimoine, diversification, retraite

Le patrimoine privé des médecins libéraux atteint couramment 1 à 2 millions d’euros. Il est assez diversifié, avec une part prépondérante d’immobilier et des actifs financiers qui représentent souvent 25 à 30 % du total.

Il est préférable de ne pas prendre en compte le patrimoine professionnel, dans la mesure où la revente d’une patientèle est très aléatoire. Sauf si le professionnel a déjà revendu cette patientèle à une SELARL dont il est majoritaire.

Autre point fort : les médecins libéraux, légitimement inquiets pour leur retraite, prennent les devants en investissant dans l’immobilier locatif, l’assurance-vie, les contrats par capitalisation de type PERP ou Madelin.

Les points faibles : prévoyance, endettement, vision d’ensemble

Cela parait curieux pour des médecins, mais la protection contre le risque d’arrêt de travail, invalidité et décès est le point faible de leur gestion de patrimoine.

Certes, ils sont couverts. Mais leur contrat a été signé au tout début de leur activité et souvent, n’a jamais été remis à jour. Alors que chiffre d’affaires, revenu et charges ont pu doubler ou tripler.

On observe également chez certains spécialistes un niveau d’endettement élevé, voire très élevé, car les banques leur prêtent facilement au vu de leurs revenus. Faut-il pour autant se mettre en danger ?

Enfin, le patrimoine des spécialistes souffre parfois d’un manque de cohérence et d’homogénéité. Ils sont fortement imposés et leurs décisions d’investissement sont guidées par un objectif prioritaire de défiscalisation. Ce qui les pousse à acquérir des actifs nombreux, dispersés et compliqués à gérer.

Priorité n°1 : une prévoyance de qualité

La prévoyance est un objectif patrimonial qui n’attend pas. Avant toute autre action, le spécialiste libéral doit comparer ses revenus et ses charges professionnelles au montant des garanties qu’il a souscrites, et réévaluer ces dernières en conséquence. L’idéal est de refaire ensuite cette comparaison tous les deux à trois ans.

Il doit également se pencher sur le barème d’invalidité de son contrat, pour vérifier s’il couvre l’invalidité professionnelle (capacité à continuer à exercer) et non l’invalidité fonctionnelle (perte d’un doigt, d’un œil…).

Enfin, attention aux exclusions telles que les sports à risque ou les maladies psychiques. Ces dernières représentent à elles seules presque 50 % des arrêts de travail des médecins. Mais elles ne sont pas couvertes par tous les assureurs.

Priorité n°2 : mettre un peu d’ordre dans son patrimoine

A plus long terme, plusieurs actions peuvent être menées pour optimiser le patrimoine :

  1. Revendre un actif immobilier pour réduire le niveau d’endettement
  2. Réaliser une étude retraite, pour vérifier si l’effort d’épargne réalisé sera suffisant pour garantir les revenus souhaités à l’arrêt d’activité
  3. Faire des arbitrages entre les actifs détenus afin de « profiler » le patrimoine pour les objectifs prioritaires du ménage : faire fructifier les actifs, compléter les revenus à la retraite, etc.

Chaque action est menée en cherchant également à réduire la fiscalité. Mais la défiscalisation reste un bénéfice complémentaire, et non la pierre d’angle de la stratégie patrimoniale.

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