Le patrimoine du dirigeant non salarié

Beaucoup de dirigeants placent leur entreprise au centre de leur stratégie patrimoniale. Avec le risque d’être piégés par un accident de parcours ou un retournement de marché. La solution : utiliser leur haut niveau de revenus pour assurer leurs arrières, quel que soit le devenir de leur société.

La gestion de patrimoine du dirigeant non salarié

Une stratégie patrimoniale « tout entreprise »

Grâce à son entreprise, le dirigeant non salarié touche des revenus importants, souvent supérieurs à 100 000 euros par an.

Il considère que sa société pourra être revendue et dégager ainsi un capital retraite. De même, il est souvent propriétaire des murs via une SCI, avec le projet de compléter ses revenus à la retraite.

Cette stratégie est pertinente à l’approche des 60 ans. Mais à 40 ans voire 50, il est trop tôt pour considérer la valorisation de sa société comme acquise. Et plus encore, pour considérer comme acquis qu’elle servira un loyer à la SCI pendant les 20 à 30 ans qui suivront la retraite du dirigeant.

Retraite, prévoyance : des faiblesses à corriger

La réalisation d’un bilan patrimonial montre très souvent que « hors entreprise », les revenus à la retraite du dirigeant non salarié ne couvriront pas ses besoins.

Certes, il a investi dans l’immobilier, souvent pour réduire sa fiscalité. Il peut en attendre des revenus locatifs. Mais c’est oublier le taux de taxation des loyers (plus de 50 %) ; sans compter la lourdeur de la gestion locative passé un certain âge.

Il a peut-être ouvert un contrat de retraite par capitalisation (loi Madelin). Mais les versements sont souvent faibles et le capital constitué ne servira qu’une rente minime.

Autre faiblesse de la gestion de patrimoine du dirigeant non salarié : une prévoyance insuffisante.

Les rentes et les capitaux souscrits pour compléter la couverture des caisses obligatoires correspondent au train de vie de l’année de signature du contrat, parfois 10 ou 15 ans plus tôt. Or, les revenus et charges professionnelles peuvent avoir doublé ou triplé.

Priorité n°1 : renforcer la prévoyance

La maladie, l’invalidité et le décès sont des scénarios catastrophiques en termes de patrimoine. Il faut s’en prémunir et remettre à jour ses garanties quand elles ne correspondent plus à la réalité.

C’est la priorité n°1 du dirigeant non salarié… et c’est une urgence !

Priorité n°2 : renforcer sa stratégie retraite « hors entreprise »

Miser sur la revente de sa société 15 ans plus tard pour financer sa retraite ? C’est un pari.

Constituer sans attendre une épargne-retraite est un choix de sécurité et de bon sens. C’est aussi le moyen, pour le dirigeant, de se donner des marges de manœuvre : le moment venu, il ne sera pas pressé par l’urgence pour négocier la revente de sa société.

Pour lui, le moyen le plus efficace de compléter sa future retraite est de cotiser largement sur son contrat de retraite Madelin. Il remplace de la rémunération immédiate (appointements) par de la rémunération différée (rente future). Et il réduit son revenu imposable, car les plafonds de déductibilité fiscale sont confortables.

On lui conseillera également, si son patrimoine est constitué principalement d’immobilier (c’est fréquent) de ne plus mettre tous ses œufs dans le même panier.

En modifiant le dosage entre rémunération nette et dividendes, il réduit à nouveau sa fiscalité et dégage une capacité d’épargne qu’il peut investir en actifs financiers : assurance-vie, PEA, compte-titres, etc.

Autres profils :
Médecin spécialiste
Cadre supérieur
Cadre international
Expatrié

RETOUR AU SOMMAIRE
DU DOSSIER GESTION DE PATRIMOINE

Vous désirez un rendez-vous ?

AXIOS

dans votre région

04 50 66 56 58

contact@axios.fr