Gérer son patrimoine, c’est préparer sa retraite

Face aux difficultés financières des caisses de retraite obligatoires, les particuliers sont obligés d’épargner à titre personnel pour assurer leur future pension. La préparation de la retraite devient un enjeu majeur de la gestion de patrimoine.

Des taux de remplacement de 40 à 57 %

Plus les années passent, plus les caisses de retraite obligatoires (Agirc, Arrco, etc.) augmentent le prix d’achat des points retraite tout en les revalorisant moins vite que l’inflation.

C’est le seul moyen pour elles d’éviter la faillite : depuis 30 ans, la crise économique, le chômage et l’allongement de l’espérance de vie vident leurs réserves.

Conséquence pour les particuliers : ils ne peuvent plus compter sur leur future pension pour vivre confortablement. En 2020, celle-ci représentera au mieux 55 à 57 % de leur dernier revenu pour un cadre du privé, 40 % voire moins pour un travailleur non salarié.

Dégager des revenus complémentaires à la retraite

Le danger serait de baisser les bras face à ce contexte difficile, en le considérant comme une fatalité. Choix d’autant plus risqué que d’après les statistiques, la retraite dure en moyenne de 15 à 25 ans : c’est sur cette durée qu’il faut assurer ses arrières.

A l’inverse, l’épargnant avisé gérera son patrimoine avec l’objectif de dégager des revenus complémentaires à la retraite. Le bon sens commande alors de démarrer cet effort d’épargne au plus tôt. L’idéal est de commencer avant 40 ans. A 45 ans, c’est une nécessité. A 50 ans et plus, une urgence absolue.

Cet effort sera « calibré » en fonction des besoins en revenus à la retraite. D’où l’intérêt de faire réaliser par un professionnel un bilan retraite qui évaluera la future pension versée par les caisses obligatoires et le déficit à combler.

Miser sur trois piliers pour sécuriser sa pension

Grâce à ce bilan, l’épargnant peut déterminer sa stratégie retraite et l’organiser autour de trois sources de revenus, trois « piliers », pour répartir les risques.

  1. Premier pilier, les caisses de retraite obligatoires. La pension qu’elles versent, même si elle est en baisse, sera toujours le socle de base. Et le retraité a la certitude de la toucher jusqu’à son décès : c’est un revenu certain.
  2. Deuxième pilier, les contrats de retraite par capitalisation (Madelin, PERP…). L’assuré y verse des cotisations pendant sa vie active, avec d’importantes déductions fiscales. A la retraite et jusqu’à son décès, il touche une rente calculée en fonction de son épargne. Celle-ci n’est donc pas menacée par les déséquilibres démographiques qui pèsent sur les caisses obligatoires.
  3. Troisième pilier, les revenus tirés du patrimoine : loyers d’un bien immobilier, dividendes d’un portefeuille financier, intérêts d’un fonds en euros ou d’un livret d’épargne, vente d’une entreprise, etc.

Là encore, il s’agit de revenus indépendants de la situation des caisses obligatoires. Mais ce n’est pas un revenu certain : l’épargnant doit suivre et gérer ce patrimoine, ce qui est moins facile à 80 ans qu’à 50 ans.

Compléter sa retraite : les solutions alternatives

Par envie ou par nécessité, un nombre croissant de retraités optent pour le cumul emploi-retraite. Mais l’Etat a durci son régime légal depuis 2015.

Il faut désormais avoir liquidé la totalité de ses régimes de retraite pour en bénéficier. Ce qui veut dire que le « retraité – travailleur » continue à cotiser sans espoir d’améliorer sa pension : son montant définitif a été déterminé le jour de la liquidation.

Autre solution émergente : certains retraités puisent chaque mois dans leur patrimoine pour compléter leurs revenus.

Ils font alors un pari sur leur espérance de vie, afin de déterminer à quel rythme ils peuvent consommer leurs actifs. Et ils sont encore plus tenus à une gestion de patrimoine rigoureuse (diversification, réallocations d’actifs, suivi des marchés…), pour protéger leur capital pendant 20 ans, voire davantage.

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