Gérer son patrimoine, c’est le faire fructifier

Tout épargnant nourrit l’ambition de faire grandir son patrimoine. Un objectif à sa portée s’il respecte certaines règles de base et qu’il s’adapte aux évolutions des marchés.

Gestion de patrimoine : ne jouez pas avec le feu !

Ne pas suivre une recette standard

Il n’y pas de recette standard pour développer son patrimoine car cette démarche sert un objectif propre à chacun : je veux financer les études supérieures de mes enfants, leur léguer un jour un capital, créer un jour mon entreprise, sécuriser ma retraite, etc.

Clarifier cet objectif permet de répondre aux questions-clés :

—    Faire fructifier mon patrimoine sur 5 ans, 10 ans, 20 ans ?

—    Avec un objectif de gain de 2 % par an,  5 %, 7 % ?

—    Suis-je prêt à investir dans des actifs dont la valeur fluctue fortement, avec un niveau de risque élevé ?

—    Quelle part de mon patrimoine doit rester liquide ? quelle part peut être immobilisée plusieurs années ?

Diversifier ses placements

L’épargnant avisé ne met pas tous ses œufs dans le même panier. Il répartit ses actifs entre trois types de placements, pour diversifier les marchés et les types de risque :

  1. Fonds en euros des contrats d’assurance-vie : le risque et le rendement sont faibles, la liquidité est élevée
  2. Fonds en actions de type SICAV et FCP : le risque et le rendement sont plus importants, la liquidité est élevée
  3. Immobilier avec ses différents dispositifs (Pinel, démembrement, loueur en meublé, Malraux etc.) : le risque est lié à la durée de détention, le rendement net après fiscalité varie beaucoup d’un dispositif à l’autre. La liquidité est faible : il faut plusieurs mois pour revendre un bien.

Il existe par ailleurs des placements moins courants comme les FCPR (Fonds communs de placement à risque), les produits dérivés etc. Seuls les investisseurs avisés gagneront à s’y engager, après avoir bien compris la « mécanique » du produit et le niveau de risque auquel ils s’exposent.

Avantages fiscaux : n’en faites pas une priorité

Certains placements bénéficient d’avantages fiscaux. Mais l’épargnant ne doit pas se tromper de priorité : on investit dans un actif pour ses qualités intrinsèques, pas parce qu’il est assorti d’une « carotte fiscale ».

En effet, celle-ci peut faire oublier des inconvénients ou faiblesses du produit : les fonds sont bloqués pour 9 ans minimum, l’appartement ne trouve pas preneur car le marché locatif local est inexistant etc.

S’adapter aux évolutions du marché

Même s’il a investi dans des actifs diversifiés, l’épargnant doit rester attentif. Les marchés évoluent en permanence. Il faut savoir modifier sa stratégie pour éviter des pertes ou saisir des opportunités.

Quelques exemples :

—    Les fonds actions fluctuent en fonction de la qualité intrinsèque des entreprises et de leur croissance, des événements géopolitiques, de la santé de l’économie mondiale

—    Les rendements des fonds en euros ont été divisés par deux depuis dix ans. En 2017, ils atteignent à peine 2 % compte tenu du niveau historiquement bas des taux d’intérêt dans le monde entier

—    En immobilier, la santé économique d’une ville et ses projets de développement des quartiers peuvent stimuler ou pénaliser le marché locatif local.

L’ingénierie patrimoniale, un outil complémentaire

Faire fructifier son patrimoine, c’est aussi recourir à l’ingénierie patrimoniale pour mettre en place des solutions optimisées en matière de statut social, de rémunération, d’organisation du patrimoine, etc.

Quelques exemples :

  1. Les dirigeants et professions indépendantes doivent comparer le statut de salarié et celui de non-salarié : lequel dégage le revenu net le plus élevé, à coût équivalent ?
  2. Les travailleurs indépendants doivent choisir entre le statut d’entrepreneur individuel et celui de gérant de société
  3. La rémunération du dirigeant mérite d’être optimisée : quelle répartition entre revenu immédiat et revenu différé ? Pour le revenu immédiat, quel équilibre entre revenu du travail et dividendes ?

la réorganisation du patrimoine, par exemple via une société civile immobilière (SCI) ou une société civile de patrimoine, sécurise sa gestion, organise la transmission et allège la fiscalité dans certains cas.

Lisez aussi : Défiscalisation : une opportunité, pas une stratégie patrimoniale

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