Caisses de retraite obligatoires : la baisse des pensions commence

Annoncée de longue date, la baisse des retraites servies par les caisses obligatoires commence. Y compris pour les organismes les mieux gérés.

Passe encore que le CREF ait raboté de 30 % les rentes de 110 000 fonctionnaires au 1er janvier 2015 : c’était annoncé de longue date.

On comprend aussi que l’ASV, caisse sur-complémentaire des médecins, ait déprécié son point de 16 % en 2011 et augmenté les cotisations de 117 % en 2012 et 2014 : il est de notoriété publique qu’elle était mal gérée depuis des décennies.

Mais la CIPAV (architectes, ingénieurs, formateurs…) et la CNBF (avocats), deux caisses à la réputation solide, ont décidé elles aussi de durcir leurs conditions.

La CIPAV et la CNBF vont verser moins

Au 1er janvier 2013, la CIPAV a augmenté le coût du point et réduit sa valeur ; la perte globale pour les assurés est d’environ 11 %.

Depuis le 1er janvier 2015, la CNBF a enclenché un quasi-doublement progressif des cotisations de la première tranche d’ici 2029, et va limiter peu à peu les possibilités de surclassement. Les avocats les mieux rémunérés ne pourront plus cotiser davantage.

Au-delà de ces mesures très techniques et difficiles à comprendre, il faut surtout mesurer leur impact : la baisse des pensions services par les caisses obligatoires a commencé.

Un tabou est levé, sans heurt puisque personne n’est descendu dans la rue. Il est évident que les autres caisses vont suivre, pour anticiper les difficultés ou assurer simplement leur survie.

Conclusion : les actifs vont devoir compenser cette perte par un effort d’épargne personnel

Mes conseils pour réagir

J’ai la conviction qu’une retraite bien préparée repose sur trois piliers, pour bénéficier de plusieurs sources de revenus et répartir le risque : les régimes obligatoires, les contrats de capitalisation et les revenus du patrimoine.

Vous ne pouvez pas agir sur les conseils des régimes obligatoires. Mais les deux autres leviers sont à votre disposition :

1. Capitalisation : versez sur votre contrat de retraite Madelin ou votre PERP. Les sommes sont déductibles du revenu imposable jusqu’à un plafond proportionnel à vos revenus professionnels. Elles alimentent un contrat de capitalisation, pas un régime collectif, et ne sont donc pas menacées par les difficultés des caisses obligatoires.

2. Patrimoine : étoffez-le ! Les revenus locatifs d’un appartement ou de SCPI, les dividendes d’un portefeuille boursier, les intérêts de fonds en euros complètent votre pension de retraite, sans entamer le capital. A condition de vous y prendre avec 10, 15 voire 20 ans d’anticipation.

Si vous avez 50 ans ou plus et que vous n’avez encore rien fait pour compléter votre retraite, il y a urgence : plus vous attendez, plus l’effort d’épargne à fournir sera considérable et consommera une part importante de votre revenu disponible. Contactez-moi dès aujourd’hui pour établir votre bilan retraite.

Luc Bouvier, Axios AnnecyLuc Bouvier – Axios


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