Cadres internationaux et patrimoine : relever le défi de la complexité

Malgré une gestion très pertinente de leur patrimoine, les cadres internationaux peinent à affronter la complexité induite par la multiplicité des monnaies, des législations et des règles fiscales.  En particulier à l’heure des grands choix : changement de pays, retour au pays d’origine ou départ en retraite.

Par rapport à d’autres catégories de professionnels, les cadres internationaux se distinguent par l’équilibre de leur patrimoine. L’immobilier y tient une bonne place, avec des biens dans leur pays d’origine et dans leur pays de résidence s’ils y restent plusieurs années.

Les actifs financiers sont également présents : les bonus, variables, incentives versés par l’employeur sont investis dans le pays de résidence afin de réaliser des plus-values. S’y ajoutent souvent des stocks options de l’entreprise.

Une stratégie retraite et une prévoyance de qualité

Les cadres internationaux préparent également leur retraite. S’ils travaillent avec un contrat d’expatrié, ils savent qu’ils accumulent des trimestres et des points de retraite complémentaire dans leur pays d’origine. S’ils travaillent sous contrat local, ils misent sur les contrats de capitalisation et les avantages fiscaux de leur pays de résidence.

Quand la capitalisation n’existe pas, par exemple en Chine, ils investissent dans l’immobilier où le marché offre de réelles opportunités. L’un de nos clients a vu sa mise de fonds multipliée par 10 en dix ans !

Quant à la prévoyance, elle est assurée par l’employeur pour les cadres salariés. En revanche, le sujet peut être anxiogène pour beaucoup d’entrepreneurs et de travailleurs indépendants, moins bien couverts voire non couverts.

Un patrimoine confortable mais dispersé

Les cadres internationaux qui nous consultent se sont déjà constitués un patrimoine net de dettes compris entre 0,5 et 5 millions d’euros. Mais il est dispersé dans plusieurs pays, soumis à des législations et des fiscalités différentes. A l’heure des grands choix, cet empilement de règles dépasse les compétences d’experts locaux (fiscalistes, conseillers bancaires, notaires…) qui n’ont qu’une vue parcellaire et locale de la situation.

Certes, internet propose une profusion de conseils et d’articles de fond sur la gestion de patrimoine. D’ailleurs, les cadres internationaux consacrent beaucoup de temps à des recherches en ligne. Mais le foisonnement de produits et de placements proposés devient vite une complexité de plus, qui fait obstacle aux bonnes décisions.

Changement de pays : tout laisser ou tout emporter ?

Quelles décisions ? D’abord, celles qui accompagnent un changement de pays. Je laisse derrière moi un patrimoine immobilier. Dois-je le revendre ou le gérer à distance, ce qui est coûteux et complexe ? Si je le revends, comment réemployer le capital ?

Je disposais aussi de liquidités dans mon précédent pays. Quel est le risque de change ? Faut-il les laisser sur place, les transférer dans mon nouveau pays ou dans mon pays d’origine ?

Retour au pays : le bon moment pour tout réorganiser

De nouvelles questions s’ajoutent si le cadre international rentre définitivement dans son pays. Il ne peut plus se permettre de gérer indéfiniment de l’immobilier en Chine, des liquidités à San Francisco et un portefeuille financier à Londres. Que va-t-il conserver sur place, que va-t-il rapatrier, avec quelle fiscalité ? Comment réinvestira-t-il ses actifs une fois en France ? Quelles nouveautés fiscales doivent l’inciter à presser le pas ou à patienter ?

Un exemple : nous avons étudié courant 2018 le cas d’un client, cadre dirigeant, qui détenait aux Etats-Unis un portefeuille d’actions et de stocks options de sa société et rentrait à Paris. Avec l’arrivée du PFU (flat tax), nous lui avons conseillé d’attendre son retour définitif en France pour réaliser ses plus-values de cessions, de l’ordre de 450000 €. Il a ainsi réalisé une belle économie fiscale par rapport à une cession aux Etats-Unis suivie d’un déménagement en France.

Bien liquider sa retraite, un problème à inconnues multiples

La situation se complique encore quand le cadre international prend sa retraite. En effet, il doit répondre à deux questions fondamentales.

D’abord, quels sont ses droit issus des différents régimes généraux dans lesquels il a cotisé durant sa carrière internationale ?

Ensuite, que faire des contrats de capitalisation sur lesquels il a épargné dans plusieurs pays ? Et puisque les fiscalités varient d’un pays à l’autre, dans lequel a-t-il intérêt à prendre sa retraite ?

De plus, pour chaque contrat de capitalisation, le cadre peut toucher la rente dans la monnaie nationale du pays, récupérer son capital et le réemployer, ou panacher les deux formules.

Un exemple : nous avons étudié le cas d’un cadre français qui prenait sa retraite et disposait d’1,5 million de francs suisses sur son « deuxième pilier » (retraite par capitalisation). Le scénario de sortie le moins avantageux lui assurait un revenu mensuel de 3400 euros. Le plus avantageux, 4500 euros : 32% de plus nets de fiscalité !

Bien entendu, ces deux scénarios impliquaient une exposition au risque très différente. Nous l’avons expliqué clairement pour que notre client se décide en toute connaissance de cause.

Retraite anticipée, un scénario qui monte en puissance

Enfin, nous sommes de plus en plus interrogés par des cadres internationaux qui rêvent de prendre une retraite anticipée, dès 55 ans voire 50 ans. Aux questions précédentes s’en ajoutent alors de nouvelles : leur bas de laine sera-t-il suffisant pour tenir pendant ces 10 à 15 ans sans revenus ? Pourront-ils bénéficier d’une vraie protection sociale et continuer à bien vivre ?

Répétons-le : sur l’ensemble de ces sujets, il est aisé de trouver des réponses partielles, mais pas de trouver un interlocuteur capable de mener une étude exhaustive. Aussi, c’est l’approche que nous avons retenue chez Axios.

Nous étudions les législations et les fiscalités des pays où vous détenez du patrimoine. Nous simulons chacun des scénarios envisagés, nous les quantifions dans des tableaux clairs et lisibles. Et nous vous livrons une préconisation argumentée sur les avantages et inconvénients de chaque option.

Enfin, nous vous accompagnons dans la mise en place des préconisations et nous vous suivons sur la durée : deux aspects particulièrement appréciés des centaines de cadres internationaux qui ont déjà eu recours à cette offre.

Cadres internationaux et patrimoine, comment gérer la complexité ? L'analyse de Stéphane Arnaud, AxiosStéphane Arnaud, Axios

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